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Xenoblade

À l’origine tout simplement prénommé Monado : Beginning of the World, le titre est finalement rebaptisé Xenoblade Chronicles en hommage au créateur de Xenosaga, mais également homme à la tête du studio Monolith Soft, Tetsuya Takahashi. Annoncé uniquement au Japon et en Europe, Nintendo ne croyant pas à son succès en Amérique du Nord, Xenoblade arrivera finalement après 8 mois d’attente.



Bien que présents en nombre honorable, rares sont les RPG de la Wii à susciter autant d’engouement. Pourtant, lorsque celui-ci se nomme Xenoblade, en plus d’être qualifié d’hommage à la licence Xeno, difficile de ne pas exiger de son développeur, le studio Monolith Soft, une aventure exceptionnelle. Sorti en premier lieu au Japon, il y a maintenant deux ans, avant d’être commercialisé en Europe l’année dernière, Xenoblade Chronicles n’avait pourtant pas vocation à débarquer en Amérique du Nord. Heureusement, grâce au support des fans, aux excellentes ventes enregistrées Outre-Atlantique et à des critiques enthousiastes, Xenoblade déboule finalement dans nos contrées, pour le plus grand plaisir des amoureux d’épopées mémorables.
  • En voiture Simone !
  • Il y a bien longtemps, à une époque ou les océans s’étendaient à perte de vue, deux titans se livrèrent une bataille épique. Bionis et Mekonis. Ces deux créatures gigantesques lutèrent durant plusieurs siècles jusqu’à ce que soudainement, les deux colosses se figèrent pour l’éternité, liés à jamais par l’extrémité de leur épée. Au fil du temps, la vie fit son apparition avec comme terre d’accueil le corps des deux guerriers. Tandis que les Homz peuplèrent le géant de pierre, de puissants robots aux intentions malsaines, les Mékons, évoluèrent sur Mekonis. L’aventure débute un an après que Dunban, un puissant soldat, mit un terme à la tentative d’envahissement des Mékons grâce à la Monado, une épée légendaire aux propriétés bien mystérieuses. Devenu infirme suite à cet évènement tragique, Dunban reprend depuis ce jour des forces dans la paisible Colonie 9, bien aidé par Shulk, un jeune homme passant la plupart de son temps à étudier Monado dans l’espoir de percer son secret. Tout semblait donc se dérouler à merveille dans la paisible vie des habitants de Bionis, jusqu’à ce qu’une attaque soudaine des Mékons vienne briser cette paix de courte durée, enlevant par la même occasion la vie à Fiora, l’amie de Shulk et sœur de Dunban. Monado en main, Shulk prend finalement la décision de voyager à travers le monde à la recherche du Facia Noir, dans l’espoir d’anéantir les Mékons.
  • À première vue relativement simpliste, l’objectif étant, la plupart du temps, de suivre un chemin prédéfini indiqué par une flèche et une distance, la trame principale n’est en réalité qu’un infime chapitre de Xenoblade, malgré de nombreux rebondissements et des surprises à n’en plus finir. À l’image de bien des MMORPG, le titre regorge de quêtes secondaires qui vous sont proposées par des marchands, ou tout simplement des habitants lambda de Bionis. Optionnelles bien que souvent palpitantes, celles-ci consistent à retrouver un habitant égaré, à vérifier une rumeur, ou tout simplement à anéantir un groupe de créatures. Même si l’on regrettera l’absence de véritables marqueurs permettant de se repérer, elles ne sont pas à prendre à la légère puisque apportant diverses récompenses, aussi bien physiques que sociales. En effet, en plus de servir à lier des liens avec votre équipe, ou tout simplement la population locale dans le but de débloquer des missions annexes aux récompenses parfois alléchantes, ces quêtes secondaires aident à mettre la main sur de l’équipement et une bonne dose d’expérience, indispensable pour faire progresser le petit groupe. Au final, les mordus d’aventure pourront ajouter une bonne centaine d’heures, les allers-retours étant parfois nombreux, bien que la validation de la plupart des quêtes soit automatique.
  • L’exploration tient donc un rôle majeur dans ce RPG à saveur de titre massivement multijoueur, aussi bien en raison des vastes régions à visiter, qu’à cause des innombrables trésors planqués aux quatre coins du monde. Se présentant en premier lieu comme un simple jeu de couloirs, Xenoblade s’ouvre bien vite à des espaces plus vastes, des terres s’étendant parfois à perte de vue. Pour vous donner un exemple, les plaines de Gran Pulse dans Final Fantasy XIII ne sont rien en comparaison aux étendues sauvages de Bionis, lesquelles regorgent de quêtes additionnelles, de camps de réfugiés, mais surtout de créatures évoluant aussi bien en solitaire qu’en troupeau. Un simple passage de souris permet d’obtenir des informations primordiales sur les nombreuses bestioles rôdant aux alentours, un élément à prendre en considération sachant qu’il n’est pas rare de croiser d’énormes monstres bien plus puissants au milieu de meutes des étranges cousins éloignés des dinosaures de vos livres d’école.
  • C’est donc au milieu d’un bestiaire surréaliste qu’évolue la petite troupe, n’hésitant pas à taper dans le tas, à partir à la recherche de colosses légendaires ou à tout simplement cogner de l’élite. Souvenez-vous, Xenoblade est le jeu de rôles massivement multijoueur idéal pour les aventuriers solitaires, principalement en raison de son petit côté monster bashing qui consiste à écraser du monstre en continu dans l’espoir d’obtenir l’objet tant convoité. En effet, à chaque monstre vaincu, un coffre fait son apparition sur la surface de jeu. Plus celui-ci est resplendissant, meilleurs sont les objets présents à l’intérieur. Bien entendu, un monstre rare et recherché aura plus de chances de faire tomber un équipement de valeur.
  • Car même si l’équipement tient une place importante dans le jeu, les différents objets se comptant par centaines, sans oublier la possibilité de sertir son attirail, ce qui fait le charme de Xenoblade, c’est bel et bien son arbre de compétences combiné à un système de combat en temps réel complexe, bien qu’extrêmement prenant. Une fois le personnage vous convenant le mieux sélectionné, Shulk dans le cadre de la critique, il suffit d’entamer un affrontement pour se mettre dans le bain. Une barre d’aptitudes fait alors son apparition au bas de l’écran, permettant d’enchaîner les nombreuses compétences débloquées, à condition d’être convenablement positionné. Première surprise donc, le simple fait de lancer un sort n’est pas suffisant pour engendrer un maximum de dégâts, plusieurs attaques étant bien souvent plus efficaces lorsque exécutées derrière, sur le côté, ou encore face à l’ennemi.
  • Comme au casino !
  • Si une attaque vous plait particulièrement, il est alors possible d’en augmenter le niveau grâce à l’expérience accumulée, ou tout simplement d’en sélectionner de nouvelles, à condition de les avoir déverrouillées. Avec en sa possession l’épée légendaire Monado, Shulk profite également d’une série de techniques dévastatrices particulièrement efficaces face aux Mékons et aux boss. Malheureusement, un seul personnage pouvant être contrôlé, il faut compter sur l’intelligence artificielle des coéquipiers, pas toujours à la hauteur, pour bénéficier d’un soin, d’un précieux bonus ou encore d’une réanimation. Fort heureusement, une jauge présente dans le coin supérieur gauche de l’écran permet, une fois pleine, de prendre possession des aptitudes des autres compagnons et de lancer un combo dévastateur. Exemple, les boss étant souvent vulnérables une fois à terre, il faut pour cela enchaîner trois techniques afin de les faire trébucher. Une fois le combo armé, il suffit de l’assommer avec Shulk, de le déséquilibrer avec le second personnage, et enfin le faire chuter grâce au troisième.
  • Ultime merveille de la console avant la sortie de la Wii U en fin d’année, Xenoblade s’impose comme l’une des plus belles réussites de la plateforme. Malgré un style graphique parfois douteux et un character design loin de faire honneur au titre, Xenoblade se démarque par sa durée de vie, son cycle jour/nuit auquel s’ajoutent des phases de grand soleil ou de pluie battante, mais surtout par sa bande sonore mémorable qui vous accompagne tout au long de l’aventure.
Nom :
Xenoblade Chronicles
Date de sortie :
5 avril 2012
Editeur :
Nintendo
Développeur :
Monolith Soft
Genre :
RPG
Multijoueur :
Non