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Non dévoilé en 2009 malgré un scénario quasiment complété, Skyward Sword a souffert au cours de son développement de nombreux problèmes majeurs, l’idée d’utiliser la Wiimote comme épée ayant par exemple été rejetée durant plusieurs mois. Katsuya Eguchi, concepteur, aura finalement su convaincre Eiji Aonuma grâce aux précieux conseils de Miyamoto.



Pas franchement gâtés au cours des dernières années, les possesseurs de la Wii avaient pu profiter, en 2006, d’un portage de la version GameCube du jeu The Legend of Zelda : Twilight Princess. Loin d’être comblés par cette aventure particulièrement complexe, les fans de la franchise attendaient impatiemment la sortie d’un tout nouvel opus, Skyward Sword, le premier volet exclusif à la console révolutionnaire de Nintendo, mais aussi le dernier à voir le jour sur Wii, la commercialisation de la Wii U étant programmée pour 2012.
  • Ah! les jeunes
  • Relatant la légende de la déesse et du pouvoir céleste expédié très haut dans les cieux afin de protéger le monde des forces du mal, The Legend of Zelda : Skyward Sword prend place plusieurs siècles plus tard, au moment même ou Link, réveillé d’un profond sommeil à une heure tardive, reçoit un message de la Princesse Zelda. Il s’agit en effet d’une journée très spéciale, celle de la chevauchée céleste, une course d’oiseaux légendaires comptant beaucoup pour l’avenir des participants au sein de l’école des chevaliers.
  • Adolescent distrait de Célesbourg, une cité flottante située au-dessus d’un épais voile de nuages, Link se prépare tranquillement pour une compétition qui s’avère redoutable, plusieurs étant prêts à tout pour profiter de la récompense, une place aux côtés de Zelda. Grand gagnant de la course en dépit d’une série de péripéties, Link fête sa victoire lors d’un tête-à-tête avec la demoiselle à la chevelure dorée quand soudain, une tornade noire engloutit la Princesse, tout en plongeant Link dans un coma profond. Guidé à son réveil par une étrange entité précédemment apparue dans ses rêves, Link apprend qu’il est l’être élu par la déesse, et se voit confier la mission de retourner sur terre afin de sauver le monde et la Princesse.
  • À l’image de la plupart des The Legend of Zelda post-Nintendo 64, Skyward Sword profite d’une pseudo plateforme autour de laquelle tourne toute l’aventure, un lieu qui n’est autre que Célesbourg. Tandis que dans Wind Waker les déplacements se faisaient à l’aide d’un bateau, avec comme points d’ancrages une multitude d’îles et de donjons, ici tout se déroule par-delà les nuages, l’oiseau servant d’unique moyen de transport pour notre Hyrulien. Bien que quelques îles flottantes, abritant tavernes, habitants isolés et trésors, font grimper la durée de vie du jeu de quelques heures, la trame principale se déroule en grande partie sous les nuages, à travers des régions totalement méconnues des citoyens de Célesbourg.
  • Pas question toutefois de se balader librement sur Terre, des faisceaux de lumière s’élevant très haut dans le ciel indiquant clairement le chemin à emprunter avec son oiseau, puis en chute libre, une simple pression sur B permettant d’atterrir en douceur. Skyward Sword ne déroge donc pas à la règle avec ses donjons mettant l’accent sur des conditions particulièrement difficiles, pour preuve le fameux Volcan d’Ordinn abritant des créatures enflammées, tout en nous plongeant dans un monde ou la lave s’avère être le principal danger. Même si les différents environnements ne profitent d’aucun lien direct, ceux-ci se divisent en deux sections bien distinctes. La première partie, se déroulant en extérieur, sert principalement d’amuse-gueule, en nous mettant l’eau à la bouche avec ses créatures attachantes et son ambiance parfois légère, à l’image de la forêt de Firone. L’objectif étant principalement de pouvoir mettre en pratique les techniques apprises au cours du précédent donjon, tout en utilisant de nouveaux gadgets récupérés durant notre périple.
  • Car s’il y a bien un point sur lequel The Legend of Zelda : Skyward Sword s’en sort avec brio, c’est bien en ce qui concerne son gameplay. Jouable uniquement à l’aide du WiiMotion Plus, ce petit accessoire, désormais intégré à la manette, augmentant la précision, Skyward Sword tire profit de la détection des mouvements dès le début de l’aventure, en proposant notamment de découper des morceaux de bambou avec précision. Même constat lors des combats, certaines créatures ayant pour habitude de se protéger aléatoirement, obligeant à réaliser un coup d’épée parfait de l’unique côté à découvert, alors que le fait de conserver la manette pointée vers le ciel durant quelques secondes permet de réaliser un puissant coup dévastateur. Quasiment sans faille, Link ayant parfois tendance à asséner des coups sans raison, cette nouvelle façon de jouer fait partie intégrante de cet épisode, une première dans l’histoire de la franchise.
  • Mieux, à l’épée et au traditionnel bouclier viennent s’ajouter toute une panoplie de gadgets excitants accessibles en un instant d’une simple pression sur B, le scarabée en étant le parfait exemple. Fonctionnant à la façon d’un petit engin téléguidé, celui-ci se dirige en inclinant la Wiimote vers la gauche et la droite et permet de récupérer des objets haut-perchés, ou encore d’enclencher des mécanismes. Une vraie nouveauté comme on les aime, profitant qui plus est de quelques améliorations la rendant bien plus performante, puisque lui permettant, entre autre, de transporter des objets d’un point à un autre. Les bombes aussi ne sont pas en reste et s’accordent parfaitement à cette façon inédite de jouer, le fait de pointer la manette vers le haut servant à les expédier loin devant, tandis que mettre le contrôleur en direction du sol nous place dans une position de joueur de bowling, la bombe pouvant rouler jusqu’au lieu désiré.
  • Des heures de plaisir
  • Même si ce The Legend of Zelda : Skyward Sword ne brille pas particulièrement par ses graphismes, il nous plonge dans un monde à l’ambiance enchanteresse, agrémentée de mélodies entraînantes qui font de cet épisode l’un des meilleurs de la série. L’ambiance brûlante de la montagne s’oppose parfaitement au calme apparent de la forêt de Firone, tandis que les Terres de Lanelle nous entraînent dans des ruines figées par le temps. Profitant d’un concept surprenant, cette région du monde nous pousse à voyager dans le temps en proposant d’enclencher différents mécanismes rendant vie à des parcelles de terre par le passé bien tristes, tout en faisant apparaître des éléments invisibles autrement. Impossible enfin de ne pas évoquer le marché aux puces de The Legend of Zelda : Skyward Sword, un endroit à ne pas manquer, permettant de refaire le plein de potions et d’objets en tous genres. En plus d’une banque à Rupees et d’un marchand d’équipements, le bazar de Célesbourg se démarque par la présence d’un forgeron, capable réparer les boucliers endommagés, mais surtout d’améliorer la qualité des gadgets en notre possession. C’est alors qu’une véritable chasse au trésor est lancée, les monstres tués lâchant, en de rares occasions, des objets indispensables pour, par exemple, fortifier son bouclier, ou encore améliorer les caractéristiques du lance-pierre, capable d’expulser plusieurs charges en même temps. Les collectionneurs en herbe pourront enfin mettre la main sur les dizaines d’insectes batifolant dans les environs à l’aide d’un filet à papillons.
  • Bénéficiant d’une durée de vie impressionnante, The Legend of Zelda : Skyward Sword offre à la Wii une ultime pépite qui ravira sans aucun doute les amoureux de la saga. Envoûtant, ce nouvel opus introduit un Link totalement nouveau, mais aussi une façon de jouer captivante, amenant un petit vent de fraîcheur à la série. Rarement égalée, la série profite enfin d’un sérieux candidat au titre du jeu de l’année, toute une performance.
Nom :
The Legend of Zelda : Skyward Sword
Date de sortie :
20 novembre 2011
Editeur :
Nintendo
Développeur :
Nintendo
Genre :
RPG
Multijoueur :
Non