Jeux Vidéo > Critiques > Gears of War 3

Attendu par des millions de fans à travers le monde, Gears of War 3 avait pour mission première de conclure en beauté une trilogie comme il en existe peu, un chef-d’œuvre signé Epic mettant à l’honneur Marcus Fenix, le symbole de la résistance face aux Locustes. L’aventure prend place 18 mois après les évènements de Gears of War 2, alors que Marcus, tout juste libéré de prison, assiste dans son rêve à la perte de Jacinto et à la mort de son père, le seul et unique espoir d’éradiquer l’ennemi. Totalement dévastée alors que la fin de l’humanité semble inévitable, la CGU réside sur le Nid à Faucons, une embarcation de l’armée, au moment ou un message radio annonce l’arrivée du Président Prescott, lequel détient une information de taille, le paternel de Marcus est toujours vivant.


Séparé au début de l’épopée, Marcus et Dom ayant pour mission de défendre le navire, tandis que Cole étant en charge de trouver de la nourriture dans sa ville natale, la petite troupe se retrouve finalement après un final épatant mettant fin à deux missions particulièrement prenantes, bien que se déroulant en simultané à deux endroits différents. Même si la trame principale nous pousse à voyager un peu partout à travers Sera, celle-ci se compose principalement de périples à surmonter et, bien entendu, de hordes de créatures à dégommer. Bien que le scénario ne révolutionne pas le genre, il reste fidèle à la franchise et nous gâte de moments nostalgiques et de passages à couper le souffle, avec une mention spéciale à la scène du carnage accompagnée de la mélodie de Mad World.

Revisitant des lieux oubliés, aperçus lors des deux premiers volets, la CGU parcourt des montagnes arides, visite d’anciennes métropoles toujours figées par le rayon de l’aube et survole des plaines verdoyantes à bord d’embarcations subtilisées à l’ennemi. Une épopée impressionnante qui nous mène jusqu’à l’exploration de fonds marins, une véritable claque graphique.

Pourtant, ce Gears of War 3 n’est en rien de tout repos et se démarque par une action omniprésente, parfois quasi insoutenable de par son intensité. Dès les premières minutes, les attaques répétées des locustes ne laissent que très peu de répit à Marcus et ses hommes, lesquels doivent faire face à des hordes de bestioles armées jusqu’aux dents et particulièrement habiles. Pas le temps de reprendre son souffle que de nouvelles factions déboulent, bien souvent accompagnées de créatures bien plus robustes, histoire de pimenter l’instant et nous laisser à cours de munitions. Chacun des environnements visités nous réservent quelques surprises au niveau du bestiaire, la région désertique abritant, entre autres, des monstres des sables qui se font un plaisir d’attaquer par le sol, tandis que les

grottes sont lieu de résidence du genre arachnide. Notons enfin la présence des Lambent, sortes de Locustes robustes et explosifs, mais aussi d’humains infectés, des monstres particulièrement rapides, rappelant, par leur attitude et leur manie de débarquer en groupe, les zombies de Left 4 Dead. Enfin, comme tout bon Gears of War qui se respecte, cet épisode permet de défier une fournée de boss gigantesques, offrant des combats épiques et stratégiques bien que manquant parfois d’intensité.


Évoquons enfin un point primordial, le gameplay, mais aussi l’arsenal, véritable caverne d’Ali baba pour les adeptes de gros calibres. Sans surprise similaires à ceux des deux précédents opus, les contrôles de ce Gears of War 3 n’en restent pas moins excellents. Le système de couverture ne souffre d’aucun défaut et les décors désormais destructibles poussent à se déplacer rapidement en prenant garde de ne pas se faire repérer. Les attaques au corps à corps, particulièrement sanglantes, sont souvent le meilleur moyen pour venir à bout d’un adversaire, un véritable jeu d’enfant grâce au Lancer.


Du côté des alternatives, notons aussi la présence du Rétro-Lancer, similaire au Lancer bien qu’équipé d’un simple couteau, ou encore des grenades incendiaires ou à fragmentation. L’artillerie lourde n’est quant à elle pas oubliée mais nécessite un entraînement plus poussé, le one shot, sorte de fusil sniper ne laissant pas la moindre chance, en étant le parfait exemple, son taux de réussite frôlant le zéro sur une cible en mouvement. Impossible enfin de ne pas apprécier la puissance du rayon de l’aube, amenant une attaque aérienne, ou les nombreuses fonctions du robot, petite machine de guerre pouvant accueillir un seul et unique passager.


Formidable en solitaire et bien plus prenant en coopération, les joueurs pouvant emprunter différents chemins à de multiples reprises, Gears of War 3 se dote qui plus est d’une armada d’options multijoueurs alléchantes. Au total, se sont 10 cartes qui nous sont offertes, accueillants presque autant de modes de jeu plus excitants les uns que les autres, certains proposant même de prendre le contrôle des ennemis et de contenir les vagues des opposants. Avec Gears of War 3 frappe une nouvelle fois très fort en livrant l’un des meilleurs jeux de l’année.

L'avis du casual :

Le joueur occasionnel n'a pas joué à ce jeu.

NOTE FINALE